
C'est certain, le visuel est très beau. Epuré, transparent, liquide. Comme la musique de ce nouveau Air. Moon safari était spatial, 10000 Hz Legend sinueux, Talkie Walkie organique, Pocket Symphony est donc liquide.
L'évolution ne paraît pas forcément logique sur le papier, elle l'est pourtant. Sur ce disque, Air veut tendre vers l'épure, se dégager de toute contingence matérielle, se concentrer sur l'essentiel : sa musique. C'est ce qui explique que l'on trouve beaucoup moins de morceaux vocoderisés que d'habitude, et que les seules véritables chansons sont laissées aux inénarables Jarvis Cocker (Pulp) et Neil Hannon (The divine Comedy).
Bon, les copains, je ne vais pas délayer plus longtemps : ça fait bougrement musique d'ascenseur, tout ça. D'accord, ascenseur du Ritz ou du Plazza Athénée, mais ascenseur quand même. C'est agréable, c'est doux, c'est cotonneux, mais ça ne mange pas de pain. Cet album ne restera pas parmi les meilleurs de la discographie du groupe, dans laquelle je préfère de loin Moon safari, paru en 1998. En ce temps là, des singes mignons peuplaient la Lune et des sexy boys draguaient ouvertement des jeunes filles nommées Kelly, la tête plantée dans les étoiles. On était jeunes et cons, et on avait la vie devant nous. Ce disque, c'est un peu la renonciation petite bourgeoise, le Bayrou au second tour.
Les boules :/




